Thursday, December 4, 2008

Déclin du géniteur occidental

Il est interdit de sourire et encore moins de nier l’évidence. Dans les pays fortement industrialisés, donc en Occident, l’homme est en train de perdre sa fertilité. Ses spermatozoïdes sont en panne et sa virilité en panne.
C’est du sérieux. Cet épineux problème, détaillé en partie dans un article de Destination Santé sur le site Actualités de Yahoo, a été débattu le 25 novembre à Paris au Ministère de l’Ecologie par des médecins, chercheurs et scientifiques, suite à une publication de l’Université Paris-Diderot le 23 septembre.

Le constat est catastrophique. Toutes les études sur le sujet sont sans appel. En un peu plus d’un demi-siècle, l’homme vivant dans les pays industrialisés a perdu la moitié de ses armées de spermatozoïdes et les « survivants » n’auraient plus la même vivacité. Ce n’est pas tout. En trente ans, l’incidence du cancer des testicules a doublé et le nombre des malformations génitales masculines est en hausse avec notamment la cryptorchidie qui a été multipliée par 1,5 en vingt ans.

Inutile donc de s’étonner devant la recrudescence des adoptions d’enfants du « tiers monde » de la part de citoyens vivant dans des pays dits « hautement civilisés ». Ou bien encore du nombre sans cesse grandissant des inséminations « in vitro ». Et pourquoi pas de l’émergence au grand jour du phénomène « homo » dans plusieurs mégalopoles.

Devant la pauvreté de leurs récoltes annuelles, voilà que les Banques du Sperme, denrée rare devenue très recherchée (à quand…son entrée en bourse !!!) battent le rappel partout dans le monde. Chaque année, les demandes de semence humaine sont dix, voire vingt fois supérieures aux stocks et les couples souffrant d’infertilité majeure ont à patienter deux ou trois ans avant d’être satisfaits. On fait même état de rumeurs affirmant la création récente dans certains pays, d’un corps d’infirmières spécialisées dans « l’aide à la motivation des donneurs » dans l’espoir de multiplier le nombre des candidatures.

Mais il y a plus étonnant encore. L’espèce humaine ne serait pas la seule touchée par ce phénomène. Les études réalisées chez les animaux ne sont guère plus réjouissantes. Dans certaines espèces est apparu un développement d’organes génitaux mâles chez la femelle. Les poissons des fleuves et estuaires se « féminiseraient » également jusqu’à « des incidences d’intersexualité de 100% dans les cas les plus sévères ». Quelques espèces marines auraient été également contaminées.

« La femme est l’avenir de l’homme… » avait écrit le poète.

Nageons donc en plein délire de science fiction. L’hermaphrodisme serait-il aux portes de ces nations qui bombent le torse sur les cinq continents, fières de leur puissance armée, de leur richesse, de la force de leur intelligence, de leur modernité et de leur savoir ? Car il ne faut pas se leurrer, l’homme qui n’est qu’une espèce comme les autres sur cette terre, au même titre que l’animale ou la végétale, pourrait être atteint, s’il n’y prend garde, du même syndrome que ces poissons devenus à la fois mâle et femelle.

Les responsables de cette mutation alarmante sont identifiés. Les substances chimiques en grande partie et leurs résidus, complétés chez l’homme, par tabagisme, exposition aux polluants et stress. La chimie que l’on bouffe chaque jour à travers une multitude d’aliments, de médicaments.

Une nourriture qui, plus grave encore, a un effet néfaste sur… le fœtus humain. Affecté par la nutrition « moderne » de la mère pendant la période embryonnaire précoce, celui-ci subirait des déficiences au niveau de son poids, fragilisant ainsi sa santé ultérieure. La qualité de la descendance humaine déjà agressée par l’explosion du diabète et des allergies, se trouve dès lors un peu plus faible.

Devant ce bilan, rêvons ou plutôt réfléchissons. Compte tenu de l’impuissance ou de la mauvaise volonté des hommes à combattre toutes les formes de pollution dangereuse pour les espèces vivantes dans les pays industriels de l’Occident auxquels viennent de se mêler les énormes Chine et Inde, quelle espèce humaine peuplera la planète Terre dans un futur proche ?

Le Monde appartiendra-t-il aux millions de survivants des populations pauvres ayant vécu loin des usines, des pharmacies et hyper-marchés ? Y aura-t-il encore mâle et femelle ? Les androgynes ou plutôt les « amazones » seront-ils les plus nombreux et donc les plus puissants ? Ou alors quelques malins auront-ils inventé et multiplié des clones pour gouverner à leur aise et sans risques ?

Qui donc le sait ?

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Un service de l'Organisation Internationale des Intersexes

Sunday, November 30, 2008

Pour en finir avec la théorie d'un Adolf Hitler à une seule couille

Par Ron Rosenbaum | Critique, Slate.com | 30/11/2008 | 13H39

Faites que ça s’arrête, cette fixation sur la sexualité d’Hitler, sur sa perversité. C’était un homosexuel "prédateur", "il se livrait à des relations perverses avec sa nièce mineure". Et le pompon, un mythe que je pensais avoir réfuté une bonne fois pour toutes mais qui ressurgit à nouveau: Hitler n’avait qu’un testicule.

Derrière tout ça, le besoin de prouver qu’Hitler n’était pas "normal", c’est-à-dire pas comme nous, la nature humaine se trouvant ainsi disculpée d’avoir produit un Hitler. C’est rassurant: il n’y pas le potentiel d’un Hitler dans le potentiel humain.

J’ai essayé d’attirer l’attention sur l’absence d’arguments historiques sur lesquels s’appuient nos efforts pour associer Hitler (et les nazis en général) à la sexualité hors-norme. Il y a quelques années dans une chronique de Slate, j’ai abordé la rumeur "Hitler-était-homosexuel", idée qui associe implicitement le comportement homosexuel à la pathologie criminelle d’Hitler.

Des légendes urbaines

Et j’ai consacré un chapitre de mon livre "Explaining Hitler" à essayer de discréditer les rumeurs de perversion, l’histoire de Geli Raubal, cet effort de transfuges nazis et de freudiens pour prouver que si Hitler était vraiment diabolique, c’était à cause de sa relation sexuelle perverse avec sa demi-nièce, Geli, qui s’est suicidée avant qu’il devienne Führer (comme si sans cela, il aurait été un type bien).

Mes efforts pour discréditer ces légendes n’ont pas empêché des soi-disant grands romanciers littéraires comme Norman Mailer ou Ron Hansen de les prendre au sérieux.

Et voilà maintenant le retour du testicule manquant. Une des légendes urbaines les plus répandues sur Hitler voudrait qu'il ait été monorchide et que ce testicule manquant n’ait pas simplement été une petite déformation, mais la clé de la psychologie d’Hitler.

Il y a même une école de "psycho-historiens" freudiens qui considèrent que le scrotum soi-disant à demi vide d’Hitler est à la racine de son tempérament meurtrier, de sa sexualité et de son antisémitisme.

"Génitalement normal"

C’est une théorie à laquelle je croyais avoir mis un terme. En 1995, j’ai publié un extrait de mon livre dans le New Yorker dans lequel j’ai fait référence à la persistance de la légende de l’unique testicule, incluant une information douteuse sortie dans les journaux -je n’invente rien- selon laquelle Hitler avait perdu un des testicules en essayant, enfant, d’uriner dans la bouche d’une chèvre.

Peu de temps après la publication de cet article, j’ai reçu une lettre de Gertrude Kurth, une psychanalyste qui pendant la guerre avait participé à une opération soutenue par l’OSS pour essayer d’évaluer "l’esprit d’Adolf Hitler".

Avec l’auteur de l’étude Walter C. Langer, elle avait retrouvé le médecin de famille d’Hitler, le docteur Eduard Bloch, alors un réfugié juif qui vivait dans le Bronx à New York et qui lui avait affirmé sans équivoque qu’il avait examiné Hitler pendant son enfance et l’avait trouvé "génitalement normal".

La theorie monocouille ressort le 19 novembre dernier

Fin de l’histoire? Malheureusement non. Voilà que le 19 novembre dernier, Alex Peake, journaliste au tabloïd anglais The Sun prétend qu’un nouveau document a refait surface, le soi-disant testament d’un prêtre qui a recueilli la confession d’un Johan Jambor.

Jambor, nous dit-il, était un médecin allemand qui a participé à la bataille de la Somme en 1916 aux côtés d’Hitler. D’après Peake, Jambor "est mort en 1985 à l’âge de 94 ans, mais avait raconté son secret au prêtre Franciszek Pawlar, qui avait gardé des notes de leur conversation." Voilà ce qu’écrit Peake:

"Blassius Hanczuch, l’ami de Johan a confirmé le récit du prêtre sur la façon dont le médecin avait sauvé la vie d’Hitler. Il a dit: “En 1916, ils ont vécu leur plus dur combat pendant la bataille de la Somme. Pendant plusieurs heures, Johan et ses amis ont ramassé des soldats blessés. Il se souvient d’Hitler. (…) Son abdomen et ses jambes étaient en sang. Hitler était blessé au ventre et avait perdu un testicule. (…) Blassius a dit que quand les Nazis prirent le pouvoir, Johan commença à faire des cauchemars et à se reprocher d’avoir sauvé Hitler."

Etonnament -alors que Peake n’a jamais montré le document du prêtre ou donné des preuves de l’existence du soi-disant témoin Hanczuch- des médias sérieux ont repris l’information des deux côtés de l’Atlantique (Rue89 l'avait signalé en vigie, ndlr).

Des affirmations invérifiables

Il est vrai qu’Hitler a été blessé pendant la bataille de la Somme. Son plus fiable biographe récent, Ian Kershaw dit qu’il a été blessé "à la cuisse gauche", pas à l’abdomen comme le prétend le médecin peut-être mythique du Sun.

Mais c’est la seule noisette -façon de parler- du récit de Peake qui puisse être documentée. Je lui ai écrit deux fois pour lui demander où l’on pouvait trouver le document du prêtre et pourquoi il ne pouvait pas être photocopié. Je lui ai aussi demandé si l’ami Hanczuch qui corroborait l’histoire pouvait être contacté et interviewé. Pas de réponse.

Tout ce qui sort sur Hitler est bourré de bidonnages et de légendes urbaines. J’ai donc appelé M. Peake et The Sun pour leur prouver qu'ils en avaient là un de plus.

Pourquoi a-t-on envie de le croire?

Mais je me demande encore ce qui est à l’origine de cette avidité. Pourquoi autant de gens sont-ils prêts à croire, comme le titre du Sun le disait qu’"Hitler n’avait qu’une couille"?

Et même si c’était vrai, qu’est-ce que ça prouverait? Les théories freudiennes sur le monorchisme s’appuient généralement sur l’idée que c’était quelque chose qu’il avait depuis la naissance ou s’était développé pendant la puberté, comme c’est le cas pour beaucoup d’hommes, en général avec très peu de conséquences. Inutile de préciser qu’on viverait dans un monde extrêmement dangereux si tous les jeunes monorchides devenaient des Hitler.

Même si le document du Sun n’est pas bidon, cela complique ces théories, parce que cela montre qu’Hitler a perdu un testicule à l’âge adulte et avait donc développé l’essentiel de sa personnalité à une époque où il était doublement burné.

Bien sûr, la blessure au combat semble suffisamment douloureuse, traumatisante même, mais vraiment de quoi faire un Hitler d’Hitler? De quoi être un facteur de sa personnalité ou de la formation de son idéologie. En fait, dans sa biographie, Ian Kershaw est très clair sur le fait qu’Hitler "a commencé à détester les juifs pendant qu’il était à Vienne", donc des années avant la guerre.

Une théorie déculpabilisante

L'envie de croire l'histoire du Sun, on s'en fait une idée aux soi-disant mots du médecin qui se met à faire des cauchemars et à s’en vouloir d’avoir sauvé Hitler.

Voilà à quoi tient l’attrait de cette histoire ou de cette fable comme vous voulez l’appeler: ce ne sont pas les démocraties occidentales qui n’ont pas réussi à sauver le monde d’Hitler avec leur politique d'apaisement; c’est Johan Jambor qui aurait pu le faire. Hitler, ce n’est pas la faute du peuple allemand, c’est la faute de cet allemand Johan Jambor et d’une couille qui manque.

C’est aussi le problème que me posent des films comme La Chute. Le film prétend offrir "l’histoire vécue de l’intérieur" des derniers jours d’Hitler dans son bunker allemand et défend implicitement l’idée que l’Holocauste ne s’est pas produit à cause du peuple allemand –non, ils sont aussi victimes!- mais d’un homme, Hitler, et du petit groupe de fous diaboliques qui l’entouraient. Rien sur la façon dont l’Allemagne a accueilli l’antisémitisme exterminationiste.

Tout ce que cette obsession nous apprend, c’est la façon dont notre culture refuse de faire face à la profondeur et à la complexité du mal -et à quelques exceptions honorables près- préfère échapper aux questions sur qui porte la responsabilité d’Hitler et de l’Holocauste en en faisant porter la faute à des mythologies sexuelles de pacotille et à la notion freudienne que tous les comportements ont une explication sexuelle.

D’une certaine manière, l’attention portée à la supposée anormalité sexuelle d’Hitler devient le testicule qui manque à l’Allemagne: la déculpabilisation monorchide à des meurtres de masse. Ne l’encourageons pas.

Ron Rosenbaum est l’auteur de "The Shakespeare Wars and Explaining Hitler".
Ce texte a été raccourci. Vous en trouverez l’original en anglais ici.

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Un service de l'Organisation Internationale des Intersexes

Wednesday, November 26, 2008

Un zoo tente sans succès d'accoupler deux ours femelles

Un zoo japonais a tenté sans succès depuis un an d'accoupler deux ours polaires, avant de s'apercevoir que le mâle était en réalité une femelle.

Le zoo de Kushiro avait acquis un ourson en janvier 2005, dans l'optique de l'unir avec Kurumi, une ourse célibataire.

La nouvelle recrue, baptisée Tsuyoshi, prénom d'un célèbre joueur de baseball nippon, est vite devenue très populaire auprès des visiteurs.

Mais au printemps dernier, à la saison des amours, Tsuyoshi n'a pas montré beaucoup d'intérêt pour sa compagne. «Nous avons pensé à l'époque qu'il était encore trop jeune», a raconté le gardien, Hiroyuki Kubono.

Puis après presque quatre ans de méprise, un détail a intrigué les employés du zoo: Tsuyoshi urinait de la même façon que Kurumi.

«On s'est dit que c'était vraiment bizarre», a poursuivi M. Kubono.

Un premier test ADN a révélé que l'ours était très probablement de sexe féminin, mais les responsables du zoo ont voulu en avoir le coeur net et ont fait anesthésier l'animal afin d'examiner de près ses parties intimes: «C'est bien une femelle», a confirmé le gardien.

Les dirigeants du zoo se demandent maintenant s'ils doivent garder Tsuyoshi, tellement apprécié des enfants, ou l'échanger contre un mâle, un vrai.

Ils ne sont pas les seuls à s'être fait piéger. Le «frère» de Tsuyoshi, adopté par un autre zoo et qui vient d'avoir trois ans, s'est lui aussi révélé... être une soeur.

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Un service de l'
Organisation Internationale des Intersexes

Tuesday, November 25, 2008

Environnement chimique et reproduction

Alors que s'ouvre aujourd'hui le colloque européen sur les effets de l'environnement chimique sur la reproduction et le développement de l'enfant (cf. Synthèse de presse du 19/11/08), la presse revient largement sur la dégradation de la fertilité masculine constatée depuis quelques années. En 50 ans, le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué de 50% environ ; le nombre de malformations génitales masculines est en hausse et les cancers du testicule ont augmenté de 50% en 20 ans en France... En Espagne par exemple, selon une étude publiée en octobre dernier par des chercheurs de l'Institut Marques de Barcelone, près de 6 jeunes sur 10 auraient un sperme de qualité inférieure au seuil considéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme le début d'éventuels problèmes de fécondité.

Même constat dans l'espèce animal : au Royaume-Uni, des truites de rivière, vivant en aval d'usines de traitement d'eaux usées dans lesquelles on trouvait trace de produits et de médicaments chimiques, sont devenues hermaphrodites ; en Floride, les alligators du lac Apopka dans lequel ont été déversés des insecticides, ont vu la taille de leur pénis réduite au point de compromettre leur reproduction.

Dans son éditorial, Dominique Quinio, journaliste de La Croix, souligne les conséquences humaines et économiques de cette baisse de la fertilité, "d'abord pour les couples qui y sont douloureusement confrontés et font de plus en plus souvent appel aux techniques médicales d'aide à la procréation" et "ensuite parce que ces techniques ont un coût élevé" et que "les différents modes de procréation "assistée" entraînent des questionnements éthiques nouveaux et complexes, en bouleversant les règles habituelles de la filiation"...

Au premier rang du banc des accusés on trouve de nombreuses substances chimiques présentes dans notre environnement, liées à notre mode de vie, et dont certaines agissent comme des "perturbateurs endocriniens" c'est-à-dire qui perturbent les fonctions endocriniennes cruciales pour la formation et la santé de l'appareil reproducteur. Certaines de ces molécules pourraient même agir in utero sur l'embryon. Dans une interview accordée au Monde, Alfred Spira, directeur de l'Institut de recherche en santé publique, montre en particulier du doigt les pilules contraceptives : "les usines de traitement des eaux ne captent pas les produits de dégradation de médicaments ayant des effets œstrogéniques ou antiandrogènes, à commencer par les pilules anticonceptionnelles".

Si, selon Alfred Spira, "la première cause des problèmes d'infertilité reste l'âge tardif du désir de procréation", reste que "la baisse de la production spermatique pourrait faire craindre une augmentation des cas de stérilité". Il attire l'attention sur la pollution chimique mais aussi sur nos modes de vie, le stress, l'alimentation, la diminution de l'exercice physique et le tabac. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, souligne elle aussi "la susceptibilité inquiétante à notre environnement" et l'importance d'en informer le grand public, tout en reconnaissant que "l'humanité n'est pas menacée dans l'immédiat".

Rappelons l'entrée en application de la procédure européenne Reach en juin 2007 qui oblige les entreprises européennes à enregistrer, d'ici à 2018, les produits qu'elles utilisent ou commercialisent auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) et à évaluer leurs risques sanitaires et environnementaux. Actuellement, sur 100 000 substances commercialisées en Europe, seules 3 000 produites après 1981 ont fait l'objet d'études sanitaires.

La chaîne de télévision Arte diffuse ce soir à 21 heures une enquête sur ce sujet intitulée "Mâles en péril".

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Un service de l'Organisation Internationale des Intersexes

Monday, November 24, 2008

Fertilité masculine en baisse : un colloque pour sonner l'alarme

Source : Destination Santé

Dans tous les pays industrialisés, la fertilité des hommes s'est réduite jusqu'à des niveaux qui deviennent très préoccupants. Entre le tabagisme, le stress et la pollution chimique de notre environnement, les facteurs sont multiples et à peu près connus. Le 25 novembre, des experts feront le point...

On estime qu'aujourd’hui, dans les pays industrialisés, un homme produit deux fois moins de spermatozoïdes que son grand-père au même âge ! A l’inverse, l’incidence du cancer du testicule a augmenté ces dernières décennies. Dans les deux cas, des facteurs environnementaux (tabagisme, stress, exposition aux polluants…) sont en cause.

Ce problème de santé publique figure au cœur d’un colloque organisé le 25 novembre à Paris au Ministère de l’Ecologie, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, en collaboration avec l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) et le GIS-Institut de Recherche en Santé Publique. Sur le thème Environnement chimique, reproduction et développement de l’enfant, les experts feront le point sur les études et surtout les stratégies à mettre en œuvre « pour faire face aux enjeux ».

Matières plastiques en accusation

Et ils sont de taille. Les chiffres concernant la baisse de la fertilité masculine sont en effet alarmants. Quant aux études réalisées chez les animaux, elles ne sont guère plus rassurantes. Quelques espèces de mollusques souffriraient d’une anomalie du système reproducteur, l’imposex. Elle est caractérisée par le développement d’organes génitaux mâles chez la femelle. Certains poissons des fleuves et estuaires se féminiseraient également. A en croire les organisateurs du colloque, on observe alors « dans les cas les plus sévères, des incidences d’intersexualité de 100% ».

Sont pointés du doigt, notamment, les résidus de médicaments retrouvés dans les eaux de rivières ou marines. Chez l’Homme, ajoutons à ce facteur de risque le tabagisme, le stress et bien sûr l’exposition à de nombreux produits chimiques.

En septembre dernier, une étude française a également montré que les phtalates – un composé commun dans les plastiques – « étaient délétères pour la mise en place du potentiel reproducteur masculin dans l’espèce humaine ».

Une campagne pour le don de spermatozoïdes

Dans ce contexte, l’Agence de la Biomédecine lance ce 24 novembre un dispositif national pour favoriser le don de spermatozoïdes. Pour certains couples souffrant d’infertilité majeure, c’est là en effet l’unique chance d’avoir un enfant. « Mais le nombre de donneurs est actuellement insuffisant pour satisfaire la demande des couples », indique l’Agence.

En 2006, 248 hommes seulement ont fait don de spermatozoïdes. Il en aurait fallu plus du double pour répondre au besoin, selon l'Agence. Effectivement, cette même année, 2.837 couples ont formulé une demande. Avec un donneur pour onze couples, les délais d’attente peuvent atteindre 2 ans.

Le dispositif d’information et de sensibilisation passe par un numéro Vert : le 0800 541 541 (appel gratuit). Un site internet est également à disposition du grand public. Outre de nombreux témoignages vidéo (donneur, couple receveur, médecins…), toutes les informations médicales et juridiques sur le don y sont accessibles.

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Un service de l'Organisation Internationale des Intersexes

Friday, November 21, 2008

Mâles en péril, documentaire sur Arte

Mâles en péril, documentaire sur Arte: effets des produits toxiques du quotidien
PsychoMédia - Publié le 21 novembre 2008

Des produits chimiques toxiques qui ont envahi notre vie quotidienne sont de plus en plus considérés responsables d'une altération de la fertilité masculine.

"Les problèmes de l'appareil reproducteur masculin sont aujourd'hui potentiellement aussi graves que le réchauffement climatique", affirme le professeur Niels Skakkebaek directeur de recherche à l'hôpital universitaire de Copenhague, dans le documentaire "Mâles en péril" de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade qui sera présenté mardi le 25 novembre à 21 heure sur Arte.

Dans les pays industrialisés, on observe une diminution de 50 % du nombre et de la qualité des spermatozoïdes chez les hommes, un doublement de l'incidence du cancer des testicules et une multiplication de certaines malformations génitales chez l'homme.

Depuis plusieurs années, les études et les observations menées sur des animaux montrent que les hormones sexuelles sont affectées : des grenouilles mâles exposées à des pesticides deviennent hermaphrodites, des alligators voient le taux de testostérone chuter, des populations de poissons dans les rivières et les estuaires se féminisent...

Il apparaît que certaines molécules chimiques contenues dans les objets en plastique, les cosmétiques, les emballages alimentaires et autres sont des perturbateurs endocriniens qui agissent sur le système hormonal. Mais il n'y a actuellement aucune législation qui tienne compte de l'interaction entre les différentes substances; on analyse toujours les effets d'une seule molécule à la fois, constate le documentaire.

Ce serait la fréquence et la durée de l'exposition aux pesticides, phtalates, bisphénol A et autres substances introduites à faibles doses dans notre environnement qui seraient en cause.

Le documentaire, qui a reçu le prix Europa 2008 du meilleur programme télévisé d'actualité, sera suivi d'un débat avec la participation de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'écologie; François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, une association française de lutte pour l'environnement; et le Professeur Andreas Kortenkamp, responsable du service de toxicologie de l'université de Londres.

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Un service de l'Organisation Internationale des Intersexes

Sunday, November 9, 2008

Journée de la Solidarité Intersexe – Un succès international


le 9 novembre 2008

En tant que président de l’Organisation Internationale des Intersexes, je voudrais remercier toutes les organisations et personnes qui sont responsables du grand succès international de cette journée que nous fêtons chaque année. OII est une organisation internationale qui laisse parler les personnes intersexes et qui ne parle pas au nom de toutes les personnes intersexes. Donc, nous n’avons pas de consensus, pas de terminologie qu’on impose à toutes les personnes qui sont membres de l'OII et nous refusons d’accepter une perspective dogmatique concernant l’intersexualité.

Cette année je veux remercier Hiker qui a célébré la Journée de la Solidarité IS en lançant notre site en chinois.


Depuis des années, une des priorités de l’OII a été d’avoir des informations en chinois puisque c’est la langue maternelle la plus parlée au monde. Ce n’était qu’un rêve. Maintenant, c’est une réalité.

Un grand merci à nos membres flamands, en particulier Tiresias et les membres de Genres Pluriels, une association en Belgique qui a publié un article que j’ai écrit en néerlandais, "Waarom de Intergender gemeenschap zo belangrijk is voor interseksuelen" (Pourquoi la communauté intergenre est-elle si importante pour la communauté intersexe?). Vous pouvez lire l'article en flamand ici. C'est aussi disponible au format PDF ici.

Il y avait 3 articles publiés en espagnol et je veux remercier les membres de l’OII-Argentine pour tout ce qu'ils font pour sensibiliser le public hispanophone sur l’intersexualité. Notre site espagnol est le site principal pour les hispanophones qui cherchent des infos sur l’intersexualité.

Vous pouvez lire les trois articles en cliquant sur les liens suivants :
http://www.eradio.com.mx/enews/?noticia=2326

Je veux aussi remercier José Cabrera Pérez en Espagne qui a créé un site pleins d’infos et qui a donné un conférence sur l’intersexualité. Voici le site Web de José : Cliquez ici

André Lorek, le fondateur de GendersInX et membre du conseil de l'OII, a fait un vidéoclip YouTube sur son propre vécu comme personne XXY et intersexe. Vous pouvez regarder le vidéoclip : Cliquez ici
Il est aussi dans notre bibliothèque audiovisuelle :

Je suis impressionné par toutes les activités organisées par le chercheur et activiste, Rodrigo Delgado Canaría, de la Universidad Nacional de Colombia. C'était un projet avec la participation du Grupo Interdisciplinario de Estudios de Género y Sexualidad. Il y avait des films et des débats sur l’intersexualité.

Tanguy Pinxteren de la Belgique, co-fondateur de Genres Pluriels, a parlé de la vie d'Herculine Barbin sur l’émission Bang Bang. Il m’enverra le lien dans quelques jours et je le partagerai avec nos membres.

Joanne Proctor, fondateur de l'HBS-Nouvelle Zélande, a encouragé toutes les membres de son association à signer notre pétition. Nous la remercions pour son soutien. Cliquez ici

Paul K Lyon du Royaume-Uni a publié un article très intéressant sur les mémoires d'Herculine Barbin sur son blog. Vous pouvez lire l'article en intégralité : Cliquez ici

Un grand merci à Dra. Wal Torres qui a publié beaucoup d'informations en portugais pour la Journée de la Solidarité Intersexe et a encouragé toutes les personnes qui visitent notre site en portugais à signer notre pétition.

Je suis très touché par la solidarité que toutes ces organisations et personnes ont exprimée envers toutes les personnes qui sont nées avec un corps qui ne se conforment pas aux normes socialement construites par un système qui ne reconnaît que deux sexes.

Vous pouvez signer notre pétition aussi pour exprimer votre solidarité envers les intersexes.

En solidarité,
Curtis E. Hinkle
Fondateur de l’OII

Saturday, November 1, 2008

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